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Les tribulations de deux non-chinois pas en Chine

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Mercredi 11 janvier 2006
Belo Horizonte est la capital du Minas Gerais, les Mines Générales en francais. Nous y avons été accueillis par un jeune couple Marcia et Vladimir (le fils de Tilden).


Marcia et Vladimir, entourant Shanty        Le marché couvert de Belo Horizonte

Cet état de l´interieur du Brésil a été au coeur du developpement du pays. Son age d'or correspond aux decouvertes de minerais nombreux ainsi que de pierre semi-precieuses. Belo Horizonte est une ville moderne sans grande attraction touristique. Cependant le Minas Gerais fourmille de villes historiques baties dans le style baroque de la fin du 17eme siecle.

La plus connue d'entre elles est Ouro Preto, Or Noir en francais (les bresiliens utilisent le mot preto pour designer la couleur noir des choses et negro pour designer la couleur de la peau). non, non, ici ce n'est ni le Koweit ni le Texas. Pas de Petrole dans le coin. La ville a ete nomee ainsi parceque l'or trouvé dans le region etait un aliage assez pauvre en or et de couleur noire. Ouro Preto se loge dans un paysage montagneux, ressemblant beaucoup aux pyrenees (mais avec des cocotiers et des manguiers), la couleur blanche de cette petite ville contraste avec le vert de la vegetation. De tous les cotes le clochers de la multitude des églises se découpent dans le ciel et les reliefs environnants. La ville est formidablement bien preservée. Ses rues pavées et pentues gardent toute leur authenticité. On a aucune peine a s'imaginer 250 ans plus tôt sillonant Ouro Preto.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Vendredi 6 janvier 2006

Recife est une grande ville bresilienne avec ses enchevetrements de quartiers, de fils electriques de buildings, de supermarchés et de Favelas. Le terme de "Favela" n'est pas trés utilisé par les brésiliens et concerne plutôt la ville de Rio de Janeiro. Ils preferent parler de "quartier pauvre". Et c'est vrai que beaucoup de ces quartiers disposent de l'eau, de l'electricité, plus rarement d'un réseau de collecte des eaux usées et se sont "urbanisés" avec la benediction des autorités locales.

Reste cette impression de desordre et de chaos, les habitation se sont baties au fur et à mesure, sans plan, sans cadastre et sans argent. De temps à autre cependant de vraies Favelas, des bidons-villes comme on les imagine, avec des cabanes faites de brics et de brocs, surgissent parfois à proximité immédiate du centre ville ou de quartiers assez riches.

Le Pernambouc, l'État où se trouve Recife, est trés reputé pour ses longues plages de sable fin, ses jolies vagues qui attirent les surfeurs du monde entier et... ses requins, attirés par ces mêmes surfeurs. Cependant, seule "Boa Viagem" (Bon Voyage en portugais mais n'y voyez aucune ironie), la plage principale de Recife, en plein centre ville, a vu des attaques se produire. Elle n'en est pas moins frequentée pour autant.

Olinda est située sur des collines escarpées dans la banlieu de Recife. Cette ville était, avant l'essort de Recife, la ville principale de la région. Elle en a gardé un charme fou, une jolie architecture baroque, des ruelles étroites et colorées et... les restes d'un Marché aux Esclaves. Pas d'or, pas de minerais ici, la ressource principale du Pernambouc était la canne à sucre et les grands propriétaires terriens avaient besoin de main d'oeuvre. Bien qu'aboli en 1888, l'esclavage a persisté dans les faits jusque dans le premier quart du 20ème siècle.

Nous quittons ce soir le Pernambouc, l'océan et la moiteur equatoriale pour le "Minas Gerais", un état situé à l'interieur des terres. Direction le sud-ouest pour 2500 km en avion qui vont nous mener sur les terres natales de Tilden, l'ambassadeur du Bresil à Cuba.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 5 janvier 2006

Miracle Shanty a mis la tête sous l'eau !!! Ernesto (le fils de Joao et Vera) et Marta (sa fiancée) nous ont emmené à Porto de Galinhas, la Saint-Tropez local. Il faut dire que la plage est gigantesque, magnifique et... ultra frequentée. A marée basse, le recif coralien est accessible à pied et laisse apparaitre des piscine naturelles d'eau de mer dans lesquels les poissons tropicaux restent prisonniers jusqu'à la prochaine marée haute. Devant l'attrait d'un tel spectacle, Shanty n'a pas resisté et a osé se lancer à l'aventure. Une grande première !

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Mercredi 4 janvier 2006

A Recife nous avons été reçus par Joao et Vera. Joao s'appelle en fait Giovanni mais vit depuis plus de 35 ans au Bresil. Il est marié avec Vera. Ils étaient tous les deux des compagnons de route des parents de Shanty et ont oeuvré dans les Favelas de Recife. Ils travaillent et s'impliquent très fortement dans l'écologie, le developpement durable, l'action sociale, la solidarité et l'anti-racisme. A l'occasion du nouvel an, ils ont loué une maison sur la plage Paraiso, dans le village de Suape, à une trentaine de kilometres de Recife. La maison était assez grande pour recevoir la dizaine d'amis de leur grande famille spirituelle. Au Bresil, la tradition veut que l'on passe la nouvelle année habillés de blanc. Alors à notre tour de vous souhaiter une Bonne Année !


Joao et Vera (avec Shanty)... la photo de droite vous savez

Vera a rendu un culte a Yemandja, la déesse de la mer, comparable dans la culture chrétienne à la vierge Marie. Au Brésil, de nombreuses personnes, qu'elles soient de culture noire ou pas, pratiquent à la fois le christianisme et les religions apportées par les esclaves noirs.

Suape est un village oú se cotoient les classes moyennes et les classes pauvres. La vie sociale est assez intense, chaque soir des animations plus ou moins improvisées se déroulent sur la place du village : un spectacle donné par les enfants, une "competition" de capoera...

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 29 décembre 2005

Ca y est nous sommes arrivés au Bresil, à Sao Paulo exactement. Nous devions nous rendre immediatement à Recife, quelques 2500 km plus au nord mais là, manque de bol, pas un vol de disponible sur les trois compagnies qui assurent la destination avant le 29 decembre. Nous voila donc bloqués à Sao Paulo pour 3 jours. A nous de trouver quoi faire dans cette ville qui, dans notre programme, ne devait nous occuper que 24 heures.

Sao Paolo est la capitale economique du Bresil. Ville gigantesque, elle etale ses cités dortoires sur des dizaines de kilomètres. Dans un fatras de banlieues entrecoupées de Favelas, surgit un centre ville à l'americaine où les gratte-ciel se concurencent pour atteindre les rayons du soleil. Mais les palmiers et les groupes de musiciens de rue nous le rappelle : nous sommes au Brésil.  De nombreux batiments anciens et magnifiques restent preservés dans ce décor vertical. Sous ses aspects ultramodernes de la finance mondialisée, on croise des chiffoniers tirant des charettes à bras lourdement chargées. Sur l'Avenue Paulista, la misère cotoie les plus grandes fortunes du pays.

Ici, c'est l´été et le temps des fêtes de fin d'année ! Alors, sevrés de consumerisme depuis notre séjour cubain, nous nous jetons sur les boutiques et achetons les souliers locaux... les tongs. il y a le choix.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Samedi 24 décembre 2005

Toujours plus de problèmes avec internet. Ici, même pour un diplomate, ce n'est pas facile d'avoir une connexion fiable. Alors, pas réellement d'article aujourd'hui mais nous vous donnons les infos pour notre prochain départ pour le Brésil.

Si l'esprit de Noël ne nous a pas suivi jusqu'à La Havane ce n'est surement pas parce que la température et le soleil rappelle plus un été européen. Pas une guirlande, pas un Père Noël, pas un panneau publicitaire n'est là pour nous mettre dans l'ambiance. Alors ici, pas de frenesie de cadeaux et de toutes facons les cubain n'ont pas d'argent à depenser dans des boutiques qui, elles non plus, n'existent pas. Comme ça c'est vite reglé ! Allez hop, on passe à autre chose !

 En revanche, à la résidence nous avons droit à un sapin accompagné de sa crèche. Et ce soir, Messe de Minuit, pour la première fois de ma vie, c'est pas incroyable ça ?

Alors à tous nos lecteurs, Joyeux Noël.

Nous partons pour le Brésil le 26 decembre. Nous passerons notre première nuit à Sao Paulo avant de rejoindre Recife où Vera et Giovanni nous attendent. Tout comme Tilden, ce sont des très vieux amis de la famille de Shanty. Nous passerons quelques jours avec eux puis nous partirons découvrir d'autres villes du Bresil.
par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Jeudi 22 décembre 2005

Gros problemes de connexion a internet depuis quelques jours. Et pas de clavier accentue non plus... alors on fait comme on peut.

Dans la plus pure tradition et la legerete legendaire de l'architecture stalinienne, la place de la revolution est une immense esplanade, vide, légèrement "terrain vaguisée", traversée par une route demesurée où ne passe que de rares et vieilles voitures et sur laquelle se dresse l'impressionant Memorial Jose Marti qui fait face au portrait géant du Che.

Le Memorial Jose Marti, du nom de l'independantiste cubain qui chassa les espagnols de l'île à la fin du 19eme siècle, est une enorme tour de béton autour de laquelle tournoient des rapaces noirs donnant un aspect assez lugubre à l'ensemble : la tour de Londres sous les cocotiers. Quant au portrait du Che, tout le monde connait cette image à l'éfigie du heros de la revolution cubaine.

La Place de la Revolution est aussi le lieu mythique des discours fleuves de Fidel Castro. La population peut alors l'ecouter improviser des palabres de plusieurs heures... prière d'amener eau et casquette. Surtout frequentée par des groupes d'ecoliers et quelques touristes, à La Havane on est loin du Mont Saint-Michel, de l'Arc de Triomphe ou de la Tour Eiffel. Ici pas de tourisme de masse !

par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Samedi 17 décembre 2005

Le voyage continue et malgrè les circonstances nous avons decidé de continuer le récit de notre périple. Sakina est dans nos coeurs, elle aimait voyager, rencontrer du monde et partager.  Nous lui dédions ce Carnet de Voyage.

Un aspect léger et rafraichissant de Cuba est la totale liberté vestimentaire dont profite les cubaines. Bon par totale j'entends plutot une joyeuse exhuberance qui se traduit par l'apparition de bonbons roses à tous les coins de rues. Des accoutrements absolument importables par des mannequins en Europe se retrouvent à Cuba sur toutes les femmes, sans distinction d'âge ou de physique : combinaisons, mini-jupes ou calecons d'un rose fluo ou d'un bleu tout aussi chimique.

Les cubaines semblent être desinhibées quant à leur rondeurs, bourelets et autres pneus autour de la taille. Les nombrils de toutes formes et de tous formats s'exposent sans arrières pensées. Nous sommes bien loin du carcan dicté par les magazines féminins occidentaux... même si de temps en temps on croise une fille superbe dans des vetements faits du même métal.


par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Mercredi 14 décembre 2005

Une terrible nouvelle nous est parvenue. Sakina est decédée.

Ceux qui me connaissent savent qui elle était pour moi. Ceux qui la connaissaient savent la personne qu'elle était et au-delà de sa gentillesse et de sa beauté savent la force et le courage qu'elle avait, jusqu'à nous cacher la maladie qui l'a emportée.

Il n'y a pas un jour où je n'ai pas pensé à elle depuis que je l'ai rencontrée. Elle continuera à m'accompagner.

par Thierry publié dans : Cuba
Mardi 13 décembre 2005

Parfois au détour d'une rue, il est possible de croiser d'étranges créatures, toutes pomponnées, vétues comme des poupées de cires. A Cuba, depuis toutes petites, les jeunes filles, rêvent du jour de leur 15ème anniversaires. Quelques unes ont la chance de devenir la reine d'un jour à cette occasion. Rien n'est alors trop beau ou trop cher pour elles : location d'une robe, d'une belle voiture américaine, organisation d'un bal et d'un banquet et bien sûr se louer les services d'un photographe et d'un cameraman professionnel pour immortaliser l'instant. De telles dépenses, représentent un sacrifice énorme pour les familles moyennes, se planifient et se financent plusieurs années à l'avance.

Cuba est connue pour l'excellence de son système de santé et pour ne laisser personne sans ressources. C'est ce que le gouvernement appelle les droits de l'homme et c'est ce que nous oublions trop souvent. Alors parfois, des files de personnes agées se forment dans la rue et heurte notre regard occidental. Ce n'est que la distribution des produits de première necessité, une sorte de restaurant du coeur.

Sinon, et bien je suis allé me faire couper les cheveux. Avant j'étais triste et j'avais chaud à la tête, maintenant j'ai bonne mine, le vent dans les oreilles et dans la rue... on m'appelle Dumbo.

      
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par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
 

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