Les tribulations de deux non-chinois pas en Chine
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Les guides touristiques parlent de toutes les destinations dans le monde en utilisant les termes de "terre de contraste", si ces mots sont le plus souvent galvaudés, ils ne le sont pas pour le centre ville de La Havane. Nous déambulons dans des rues et découvrons des bâtisses délabrées aux murs galleux tels un pays en guerre, peuplées d'habitants, qui semblent lointains et préoccupés.

Mais, quand au coin d'une rue laissant à désirer, nous débouchons sur la place du Capitol, nous nous retrouvons à Washington. Ce batiment imposant, héritage de la colonisation espagnole, semble avoir été construit comme un pied de nez au grand voisin du nord. Deux Havane se cotoient sans jamais se rencontrer, celle du peuple et celle du touriste et des officiels.



La Havane possède son China-town, le barrio chino, mais mis à part quelques restaurants par-ci par-là, nous ne croisons pas le regard d'un oeil bridé.
Depuis trois jours, nous nous prélassons : Luxe, Calme et Volupté. Nous sortons... un peu, nous nous reposons... beaucoup. Alors, pour aujourd'hui vous aurez droit à une visite guidée des lieux de villégiature.
La résidence se situe à proximité du quartier des ambassades et du Palais des Congrès. L'avenue qui y mène est bordée de palmiers et de ficus gigantesques. Les résidences sont plus belles les unes que les autres. A l'extérieur, jamais commode mais toujours souriant, un garde est en faction de jour comme de nuit. Une lourd portail en fer forgé frappé de l'écusson du Brésil accueil les visiteurs.
It is located close to the other embassies and Congress Center, surrounded by palm trees, magnificent ficus and gorgeous manors... Outside the Residence,a policeman protects the heavy gate with a man on gard duty looking after the building.


En franchissant le seuil, nous sommes accueillis par les drapeaux brésiliens et cubains, et les portraits de Lula et Fidel. Au sol, du marbre blanc et des tapis épais nous mènent vers les salons de réception. Les murs, d'un blanc cassé et les baies vitrées à petits carreaux nous plongent dans une ambiance coloniale. La salle à manger est toujours impéccablement dressée de faiences précieuses. Par les ouvertures vers les jardins nous découvrons les palmiers, accacias, philodendrons, hibiscus se balançant au rythme des alizées. Les chambres sont à l'étage et s'ouvrent sur un immense balcon surplombant la terrasse et le jardin tropical.




La piscine, à 28° quelque soit la saison se situe dans un espace séparé du reste de la résidence par une cascade de palmes. Des transats et un bar sont à notre disposition. Vous en avez rêvé... nous, nous le vivons !
At the entrance, two flags, the Brazilian and the Cuban one welcome us in there in a colonial atmosphere. Indeed, the garden displays a tropical flora rocked by a soft wind. The bedrooms are upstairs with a wide terrace overlooking the amazing tropical garden as well as the swimming-pool.

1. Jour 1 : Vendredi 2 décembre 2005
Réveillés aux aurores, décalage horaire oblige, après le petit déjeuner, nous partons marcher dans les alentours de la résidence. L’image des rues de La Havane, sillonnées par de vieilles voitures américaines est bel et bien réelle. Environ 1/10ème des voitures date des années 50, Buick, Chevrolet, Chrysler sont monnaies courantes et parfois rutilantes.




Dans l’après-midi nous nous rendons au centre ville « Habana Vieja ». Nous sommes frappés par la juxtaposition de bâtiments parfois délabrés, souvent superbes et le plus souvent les deux à la fois.


Le soir, Tilden met les petits plats dans les grands : restaurant italien (typique partout dans le monde) puis sorti au « Cabaret Parisien » (tout aussi typique). Nous nous retrouvons dans une Havane d’avant Fidel, peuplée d’hommes d’affaires et de milliardaires, dans un hôtel historique et prestigieux, l’« hotel Nacional » où on s’attend à tout moment à croiser Hemingway ou Humphrey Bogart. Au programme du Cabaret, une « Revue Parisienne » avec strass et paillettes mais à la sauce cubaine et relevée avec une forte inspiration afro-caraïbe.


En deuxième partie, une vedette locale à la voix sirupeuse interprétait les plus grands succès d’Amérique Latine et, interpelant le public, les succès nationaux de chacun. Reconnaissant Tilden, un habitué des lieux, il l’invite monter sur scène sur « Pais Tropical » et « Tristeza ». Et là, la bête de scène se réveille, le show-man se révèle, il faut dire que Tilden est un excellent chanteur. Dans le même temps l’ambassadrice improvise quelques pas de samba. Le public se déchaine... Un triomphe !!!


JOUR 2 : Samedi 3 decembre 2005
Départ 9:30 pour la plage de Varadero, située à une centaine de kilomètres à l’est de La Havane. Nous empruntons des routes aussi vides le jour que la nuit. Nous croisons principalement des véhicules utilitaires et des taxis. Au passage à une station service nous remarquons qu’une carte de rationnement est en vigueur pour l’essence.


Le bord de route a des airs de Floride avec ses « Diners » à l’américaine mais l’absence de publicité, les arrêts d’autobus surfréquentés et les slogans à la gloire de la révolution nous confirment que nous sommes à Cuba. L’autostop est une pratique courante et se base sur une solidarité tacite entre conducteur et autostoppeurs. Autostoppeuse devrions-nous dire puisque les véhicules sont quasi-exclusivement conduits par des hommes et que la quasi-totalité des autostoppeurs sont des femmes de tous âges et parfois des lycéens. Mais nous reparlerons de cette pratique prochainement dans un article. La côte est rocheuse, pas de belles plages de sable fin, on y trouve quelques puits de pétroles et échoppes pour touristes. Les villes que nous traversons sont à mi-chemin entre la construction et l’abandon. Le manque de moyen de l’état et des habitants est criant, la situation semble subit, acceptée, on sent une espèce de résignation.


Après 2 heures de route nous arrivons sur le site de Varadero, sur lequel une industrie touristique s’est développée. A la vue de l’architecture, le complexe a accueilli les touristes du bloc soviétique mais depuis quelques années il s’est ouvert à toutes les nationalités. La pompe à devise est enclenchée. D’ailleurs, pas un cubain sur la plage à part les serveurs des paillotes et des hôtels. La plage de sable blanc s’étend sur plusieurs kilomètres, l’océan est superbe, presque irréel. Le paysage n’est qu’un mélange de bleu et de blanc. Bleu du ciel et de l’eau, blanc du sable et de l’écume.

Retour dans l’après-midi, les nids de poule de la route ont eu raison de l’amortisseur avant-gauche de notre minibus. Plus de peur que de mal, nous avons simplement roulé plus lentement pour les dernières dizaines de kilomètres. Nous sommes arrivés alors que le soleil se couchait sur le Malecon.

Quatre jours ont été nécessaires pour pouvoir enfin nous connecter à l’internet et vous donner des nouvelles. Depuis que nous sommes arrivés, la météo est délicieuse, un ciel tout bleu parsemé de petits moutons, un soleil très doux, une température de 22-26° et le souffle léger des alizées. On est loin de la moiteur ressentie à notre arrivée.
Mais, commençons par le début.... Il était une fois...
1. Le voyage
Départ de Marseille à l’heure prévue mais 2 heures de retard au décollage de Paris et donc à l’arrivée à La Havane. Crise de larmes de Shanty à Paris, Air France ne nous ayant pas attribué des places côte-à-côte. Il fallait la voir devant les flegmatiques hôtesses, trépignant et agitant ses petites mains qui dépassaient tout juste du comptoir. Devant mon flegme concernant les places et surtout mon incompréhension devant son inutile emportement, elle fut persuadée de mon implication dans ce terrible complot visant à nous séparer pour les 10h de vol. Bien sûr, le problème fut réglé dès l’embarquement dans l’avion, un aimable passager italien ayant accepté que nous échangions nos places (heureusement pour moi sinon qu’est-ce que j’aurais pris).
2. L’arrivée
Après un contrôle des passeports tout à fait classique, nous retrouvions Tilden, accompagné de son chauffeur. Il nous attendait à la réception des bagages avec son grand sourire et sa chaleeeeeeur brésilienne. Sa présence nous évitait le passage en Douane et une fatigue superflue. A l’extérieur, une chaleur moite contrastait avec l’atmosphère sèche de l’avion et le froid de Marseille.
Nous traversons de nuit des quartiers populaires, la première impression est liée au petit nombre de voitures sur des routes surdimensionnées à l’éclairage parfois défaillant et à l’omniprésence de la police. Nous croisons beaucoup de petits groupes de jeunes gens sur le bord de la route, certains discutent, d’autres, en particulier des jeunes femmes, semblent attendre le passage d’une voiture on d’un hypothétique bus. Le contraste est saisissant par rapport au quartier des ambassades où réside Tilden.
Nous voilà partis depuis 10:50, Marseille-Paris puis Paris-Havana, vol AF 474. Nous arriverons à 17:35 heure locale (23:35 heure de Paris). Nous avons quitté un Marseille qui est rentré brutalement dans l'hiver pour rejoindre les Caraïbes et la douceur épicée de Cuba.
Tilden viendra nous chercher à l'aéroport, aurons-nous droit à la limousine officielle avec les chauffeur et les drapeaux du brésil flottant sur le capot ? Dans ce cas, nous vous promettons les photos !!!
There we go ! We are flying to Havana. We left Marseille at the beginning of the winter to go to the sweet and spicy Cuba. Will Tilden pick us up at the airport with the official diplomatic limo, the driver and the flags ? We promise you the pictures !!!
Hier "Hasta Siempre..." a franchit le cap des 2000 visiteurs et chaque jour plus de 100 nouveaux internautes passent par notre Carnet de Voyage. Vous êtes venus nous voir des 5 continents. Bizarre et enthousiasmant parce que pour le moment il ne se passe pas grand chose... qu'est-ce que ce sera quand il y aura vraiment quelque chose d'interessant sur "Hasta Siempre..." ?
Mais le plus important c'est que les derniers achats sont faits. Nous avons failli oublier de nous procurer un adaptateur pour les prises electriques cubaines, qui sont du même type que celles des USA. Heureusement que nous y avons pensé, comment nous aurions-vous tenu informé, et montré des photos de notre périple ? Il ne reste plus qu'à mettre tout ça dans les valises, avec les palmes, les tubas et les tongs.
Nous avons décidé de commencer notre séjour à La Havane par quelques jours de repos complet. Les fatigues des dernieres semaines de travail, de la préparation du voyage, méritent d'être effacées par des séances de farniente au bord de la piscine.
Nous voilà dans la dernière ligne droite. Les visas et les billets dans la poche nous nous dépechons de boucler la check-list avant de boucler nos ceintures. Derniers achats à faire : du savon de marseille et des crayons. L'embargo que subit Cuba entraîne des pénuries sur certains produits de consommation de base. Le savon en fait partie. Les crayons quant à eux serviront pour les enfants des écoles que nous visiterons.
This is our final sprint. We are checking the luggage list. We still need to buy soap and pencils in order to give them out over there. The shortage of soap is one of the consequences of the embargo.
Les autorités cubaines ont déclaré reflechir à entreprendre le développement d'un vaccin contre la grippe aviaire (ou grippe du poulet), et souligné que les médicaments antiviraux actuellement disponibles sont juste suffisants à protéger "les gens riches des pays riches" de la pandémie. L'industrie biotechnologique de Cuba est l'une des plus avancée des pays du tiers-monde et a développé de nombreux nouveaux traitements, dont le seul vaccin du monde contre la méningite B et des vaccins experimentaux contre le cancer.
Le Dr. Carlos Borroto, directeur du Centre cubain de génie génétique et biotechnologie, déclare "Nous avons entrepris les premieres démarches pour développer un vaccin destiné aux humains et aux animaux, nous ne voulons pas soulever des faux espoirs parce que nous sommes toujours en train d'étudier la question". cuba a demandé à l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) des exemplaires du virus H5N1 afin de pouvoir travailler.
Cuba is considering researching a vaccine against bird flu, warning that antiviral drugs available today are barely enough to protect "the rich people in rich nations" from a pandemic. Cuba's biotech industry is one of the most advanced in the Third World and has developed a lot of new drugs, including the world's only vaccine against meningitis B and experimental cancer vaccines. The deputy director of Cuba's Center for Genetic Engineering and Biotechnology, Dr. Carlos Borroto, said "We have taken the first steps to think about a possible vaccine for animals and humans". Cuba has asked the World Health Organization for sample of the H5N1 virus to work.

Propagation du virus H5N1 en 2005
Il y a moins de deux semaines nous franchissions le cap des 500 visiteurs, cette fois vous êtes plus de 1000 à être passés par notre Blog. Merci pour votre fidélité et pour les nouveaux visiteurs... à bientôt. Plus que 2 semaines à patienter avant notre départ.
Less than two weeks ago we reached 500 visitors, now we are above 1000. We thank everyone. Now, our departure is within 2 weeks.
Aujourd'hui j'aimerais vous faire découvrir une artiste états-uniennes Ani DiFranco qui est dans l'esprit de "Hasta Siempre..." et qui est... euh... à peu près inconnue en France. C'est une chanteuse engagée, dans la ligne de la Protest Song des années 70. Elle a adopté beaucoup de styles musicaux différents et navigue du folk au rap. Je vous propose d'écouter une de ses chansons, au format mp3, qu'elle offre aux internautes sur son site. Elle y brocarde (c'est peu dire) G.W. Bush et la société états-unienne actuelle. Le morceau dure environ 10 minutes. Dans les 3 premières minutes le texte est récité, dans les 7 suivantes elle poursuit en musique. Un morceau que j'aime beaucoup. Bonne écoute !
Today, I would like to introduce you a US woman artist, Ani DiFranco. She is the representative of the new Protest Song with her explicit lyrics. She sings from Folk to Rap. I invite you to listen an mp3 she's offering on her website. This is a ten minutes song (the first 3 are a poema, the last 7 are sung).
- Site officiel d'Ani DiFranco Official Home page
- Ecoutez le mp3 'Self Evident' listen to the mp3
- Les paroles 'texte' the lyrics

La "Righteous Babe" Ani DiFranco








