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Mercredi 25 janvier 2006

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par Shanty et Thierry publié dans : Tenue du Carnet
Mardi 24 janvier 2006

Cuba est un pays dans lequel 3 monnaies sont légalement en circulation : Le Peso cubain, le Peso convertible et la Libreta.

  • Le Peso Cubain est la monnaie de tous les jours, celle qui permet aux cubains d'acheter les produits de bases et de complements à des prix souvent très faibles..
  • Le Peso Convertible (CUC) est la monnaie principale des touristes, changeable avec les devises étrangères. Elle équivaut grosso-modo au dollar (25 Pesos cubains pour un Peso Convertible) mais n'y est pas indexé. Le dollar qui était devenue une monnaie officieuse de 1993 à 2004 n'a plus de cours légal à Cuba et a été remplacé par le CUC contre lequel il peut être échangé moyennant une surtaxe de 10%. Le Peso Convertible permet d'acheter des produits "importés", de "luxe" dans des boutiques où les prix sont, le plus souvent, inaccessibles pour un cubain.
  • La Libreta n'est pas à proprement parlé une monnaie mais un carnet de rationnement (pas de restriction) qui garantie un accès au minimum mensuel de denrées et produits gratuits qui inclue, entre autres, 1 litre de lait par jour pour tout enfant de moins de sept ans.


Billet de un peso cubain à l'éfigie de Jose Marti, héros de l'indépendance de 1898


Billet de un CUC, à la gloire de la révolution de 1959, la "2ème indépendance"

La population cubaine dispose d'un salaire moyen de 300 pesos par mois, l'éventail allant de 200 à 700. Des revenus aussi faibles (de 10 à 30 dollars) seraient parmi les plus bas du monde si l'on ne tenait pas compte des biens et services fournis gratuitement ou à des prix dérisoires. Des besoins essentiels sont entièrement gratuits tels la santé, l'éducation ou le sport. D'autres sont facturés à un prix très subventionné : électricité, loisirs, culture, transport ou les biens de consommation de base (La Libreta). Ce mode de distribution socialiste est, avec la défense de la souveraineté, le principal acquis de la révolution cubaine. C'est ce qui, sur le plan social, distingue fondamentalement Cuba des pays dits en voie de développement.


La fameuse Libreta qui donne accès au minimum vital à tous les cubains

Cependant, il y a le revers de la médaille. Pour vivre au-dessus du seuil de pauvreté, ce qui était un acquis de la révolution pour tout cubain, il faut disposer de plusieurs dizaines de dollars par mois et même les salaires les plus élevés ne permettent pas de satisfaire à tous les besoins courants. Dans ces conditions, les cubains sont tous à la recherche de revenus extrasalariaux de différents types :

  • La revente des produits de la libreta est théoriquement illégale mais est pratiquée par la plupart des cubains sans aucun problème. Cependant, sur ce marché noir, certains produits ont connus des hausses de prix astronomiques (le prix d'un savon est monté jusqu'à 50 pesos)
  • les 200.000 travailleurs indépendants
  • une famille sur cinq recoit directement des transferts en dollars envoyés par la diaspora cubaine (limités depuis août 1994 par les autorités américaines) et des marchandises remises par les visiteurs
  • les coopérateurs agricoles vendent une partie de leur production sur les marchés libres
  • les employés des entreprises mixtes ou étrangères, reçoivent de droit quelques dollars, une enveloppe discrète ou des produits achetés en franchise de douane par l'entreprise
  • les travailleurs de certains secteurs qui reçoivent des primes de performance sous forme de bons d'achat en pesos convertibles, notamment dans les secteurs nickel, tabac, pêche et activités portuaires
  • ­ les vendeurs informels d'une quantité considérable de produits détournés des entreprises
  • ­ de plus en plus de personnes en contact avec les touristes : guides, chauffeurs, employés d'hôtels, prostituées occasionnelles ou non
  • ­ la nomenklatura politique, qui bénéficie de privilèges de consommation quelquefois monnayables (la corruption semble en revanche exceptionnelle)

Ces fonds irriguent ensuite une bonne partie de l'économie. Les chauffeurs de taxi ne sont ainsi que le début d'une chaîne qui irrigue tout le pays. Il devront, puisque tout le monde sait qu'il sont branchés sur la pompe à dollars, même modestement, redistribuer une partie de leurs revenus. Par exemple, ils n'ont de chance que leurs véhicules soient entretenus ou réparés dans l'atelier de la compagnie de taxi que s'ils versent un pourboire, modeste mais en CUC (50 centavos convertibles ou un CUC), au mécanicien.

par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Vendredi 20 janvier 2006

Ca y est, nous sommes de retour à Marseille. Nous recuperons du decalage horaire difficilement mais heureusement, le ciel est bleu, le soleil brille et la température demeure douce pour la saison. Nous recevons beaucoup de messages qui nous demandent de continuer Hasta Siempre... et nous le continuerons. Nous avons encore beaucoup de choses à vous raconter sur Cuba et le Brésil et surtout, nous disposons d'un peu plus de temps, de recul et de liberté de parole que pendant notre séjour. Revenez nous voir.

par Shanty et Thierry publié dans : France
Mercredi 18 janvier 2006

Ben voilà, on prend l'avion ce soir. On arrivera à Marseille le 19 dans l'après-midi. Ca va nous faire drôle de retrouver nos appartements, notre ville, l´hiver. Shanty va retrouver France Telecom et moi je vais découvrir le Trésor Public. Mais attention, ca ne veut pas dire que notre Carnet de Voyage s'achève là. Non non non ! Ca voudrait dire quoi sinon "Hasta Siempre..." ?

Alors Hasta Siempre... va maintenant devenir un "Carnet de Vie", nos proches, moins proches, lointains et inconnus pourront suivre l'évolution de nos projets respectifs et communs, nos prochains voyages et le reste aussi. Alors restez connectés !

par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Mardi 17 janvier 2006

Pour notre dernière longue sortie nous nous sommes rendus dans la province de Pinar del Rio, où se trouvent les champs de tabacs les plus reputés de Cuba et, peut-être du monde. La vallée du Tabac se situe à environ 150 km à l'ouest de La Havane. Pour s'y rendre, la solution la plus simple et la moins couteuse et d'emprunter un des innombrables taxis collectifs, plus ou moins clandestins. Pour l'equivalent de 5$ par personne ils vous emmenent à Pinar del Rio en environ 2 heures. Ensuite il s'agit d'avoir des contacts sur place qui moyennant une vingtaine de dollars pour la journée vous trouveront un véhicule et son chauffeur-guide (cette fois-ci totalement clandestin). Cuba étant le pays du système D, chacun se débrouille pour arrondir ses fins de mois et nous, cela nous a permis de découvrir les lieux sans faire partie d'un troupeau de touristes en sandales et chausettes.

Vinales panorama : les Mogottes
Les "Mogotes", reliefs typiques de la région de Viñales

Vinales et La Vallée du Tabac, à 25 km au nord de Pinar del Rio, se logent entre des montagnes calcaires abruptes qui tiennent à la fois du Grand Canyon et de la Baie d'Along. Une mosaique verte de végétation, blanche de roche et rouge de terre justifie le classement en parc national de ce paysage majestueux.

Vinales tabacVinales tabac boeufs

La culture du tabac est ici plus une affaire de qualité que de quantité. Les machines agricoles sont là pour le démontrer. Les champs sont encore souvent labourés à l'aide de boeufs et le séchage des feuilles de tabac s'effectue dans des cabanes de bois et de palmes. Les paysans sont d'ailleurs particulierement fiers et heureux de pouvoir partager leur savoir et leur passion pour le tabac.

Vinales tabac
Champs de tabac avec les Mogotes en arrière-plan

par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Dimanche 15 janvier 2006

Depuis 24h maintenant nous sommes de retour à Cuba. Nous nous reposons du periple brésilien avant de repartir pour deux jours dans l'ouest de Cuba, vers la Vallée du Tabac, Pinar del Rio et Vinales. Nous reviendrons à La Havane juste à temps pour monter dans l'avion qui nous reconduira vers la froide Europe. Brrrrrrrr, pas envie !!!

par Shanty et Thierry publié dans : Cuba
Samedi 14 janvier 2006

Le plat national du Brésil est la Feijoada. Cette specialité, qui est presque inconnue en France est à mettre au même rang que la Choucroute, le Cassoulet ou le Couscous. Pendant notre passage à Belo Horizonte nous avons eu le plaisir d'être invité par Maria, la maman de Lélé et de Vladimir (et la première épouse de Tilden) qui nous a préparé ce véritable festin.

Maria Feijoadaassiette de feijoada
Maria : La cuisinière et notre hôte                      La Feijoada

A base de cochon et de haricots noirs, la Feijoada est un pur produit de l'histoire du Brésil, un mélange des cultures culinaires européennes, africaines et amerindiennes. Née chez les esclaves, ceux-ci n'avaient accès qu'aux bas morceaux du porc : oreilles, pieds, museaux. Aujourd'hui, bien sûr, le plat a été aggrémenté de morceaux plus nobles et de charcuterie. La feijoada est traditionnellement servie accompagnée de riz, de salade cuite, de farofa (farine de manioc torrefiée) et de fines tranches d'oranges, apportant un goût acidulé et aigre-doux.

Feijoada
en haut : riz - Farofa
au milieu : salade cuite - feijoada - oranges
en bas : feijoada pimentée - vinaigrette à base de coriandre, tomate et oignons

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 12 janvier 2006

Nous avons franchi les 500km qui séparent Belo Horizonte de Rio de Janeiro dans un bus de nuit. En 1er classe (´c'est ce que nous avons choisi) le confort est remarquable : siege inclinable a 180°, couverture et coussin fournis par la compagnie de transport, café... Moi j'ai dormi comme un bébé. Shanty un peu moins.

Rio de Janeiro est une ville gigantesque qui se reveille tres tot et se couche tres tard. L'insecurite est omnipresente et la vigilance de mise. Nous nous sommes debarrassés le plus vite possible de nos bagages afin de ne pas attirer l'attention sur nous. Puis, sortis de la Gare Routiere, nous nous sommes dirigés vers un grand type tout blanc, perché en haut d'une coline et qui semble vouloir nous gratifier d'un splendide plongeon dans l'océan. Purée, c'est vrai que la situation du Christ du Corcovado est incroyable : 700m d'altitude, face au Pain de Sucre, vue panoramique sur la baie de rio et l'ocean atlantique. Quant a la statue, les avis sont partagés, Shanty dit que Bof, moi j'adore.

CorcovadoPain de sucre vu du corcovadopanorama de rio vu du corcovado
3 vues du Corcovado : le Christ, le Pain de Sucre, la Baie et l'océan Atlantique

Nous avons ensuite passé l'apres-midi a la plage a Copacabana. Cette plage mythique est longue et large et... malgres tout surpeuplée. Selon la zone d'ailleur, la population change. Plutôt noire par ici, presque exclusivement blanche par la. Sur la promenade qui longe Copacabana, les Cariocas de tous ages se livrent au culte du corps. En revanche, on a pas vu la fille d'Ipanema... ou alors elle a beaucoup changé et maintenant elle a du poil aux jambes. Nous n'avons pas d'explication à ce sujet mais chez nombre de jeunes brésiliennes (oui les filles... les vrais, pas celles que vous pensez) le culte du corps a ses limites et celles-ci s'arretent juste avant d'arriver au rayon épilation.


Copacabana : la promenade et la plage

Notre deuxieme jour a Rio a été consacré à la visite du fameux Pain de Sucre. Là en revanche, Shanty a aaaaadooooooréééé. La vue sur la baie de Rio est sans doute plus belle de ce coté-ci. Un petit jardin tropical s'accroche au sommet et offre une promenade agreable.

telepheriquer du pain de sucre
Montée en telepherique du Pain de Sucre

L'apres-midi, nous nous sommes promenés dans le centre historique de Rio ou les édifices vieux et modernes cohabitent dans une harmonie assez surprenante.


Théatre municipal de Rio                  le Vieux-Rio

La cathedrale est à ce titre une splendeur de l'architecture contemporaine. A mi-chemin entre une tour de refroidissement d'une centrale nucléaire et d'un abri anti-atomique l'ensemble, bien que novateur, est particulièrement réussi.


Cathédrale de Rio

Ce soir Bus pour Sao Paolo (en 1er classe) et demain vol pour Cuba.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Mercredi 11 janvier 2006
Belo Horizonte est la capital du Minas Gerais, les Mines Générales en francais. Nous y avons été accueillis par un jeune couple Marcia et Vladimir (le fils de Tilden).


Marcia et Vladimir, entourant Shanty        Le marché couvert de Belo Horizonte

Cet état de l´interieur du Brésil a été au coeur du developpement du pays. Son age d'or correspond aux decouvertes de minerais nombreux ainsi que de pierre semi-precieuses. Belo Horizonte est une ville moderne sans grande attraction touristique. Cependant le Minas Gerais fourmille de villes historiques baties dans le style baroque de la fin du 17eme siecle.

La plus connue d'entre elles est Ouro Preto, Or Noir en francais (les bresiliens utilisent le mot preto pour designer la couleur noir des choses et negro pour designer la couleur de la peau). non, non, ici ce n'est ni le Koweit ni le Texas. Pas de Petrole dans le coin. La ville a ete nomee ainsi parceque l'or trouvé dans le region etait un aliage assez pauvre en or et de couleur noire. Ouro Preto se loge dans un paysage montagneux, ressemblant beaucoup aux pyrenees (mais avec des cocotiers et des manguiers), la couleur blanche de cette petite ville contraste avec le vert de la vegetation. De tous les cotes le clochers de la multitude des églises se découpent dans le ciel et les reliefs environnants. La ville est formidablement bien preservée. Ses rues pavées et pentues gardent toute leur authenticité. On a aucune peine a s'imaginer 250 ans plus tôt sillonant Ouro Preto.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Vendredi 6 janvier 2006

Recife est une grande ville bresilienne avec ses enchevetrements de quartiers, de fils electriques de buildings, de supermarchés et de Favelas. Le terme de "Favela" n'est pas trés utilisé par les brésiliens et concerne plutôt la ville de Rio de Janeiro. Ils preferent parler de "quartier pauvre". Et c'est vrai que beaucoup de ces quartiers disposent de l'eau, de l'electricité, plus rarement d'un réseau de collecte des eaux usées et se sont "urbanisés" avec la benediction des autorités locales.

Reste cette impression de desordre et de chaos, les habitation se sont baties au fur et à mesure, sans plan, sans cadastre et sans argent. De temps à autre cependant de vraies Favelas, des bidons-villes comme on les imagine, avec des cabanes faites de brics et de brocs, surgissent parfois à proximité immédiate du centre ville ou de quartiers assez riches.

Le Pernambouc, l'État où se trouve Recife, est trés reputé pour ses longues plages de sable fin, ses jolies vagues qui attirent les surfeurs du monde entier et... ses requins, attirés par ces mêmes surfeurs. Cependant, seule "Boa Viagem" (Bon Voyage en portugais mais n'y voyez aucune ironie), la plage principale de Recife, en plein centre ville, a vu des attaques se produire. Elle n'en est pas moins frequentée pour autant.

Olinda est située sur des collines escarpées dans la banlieu de Recife. Cette ville était, avant l'essort de Recife, la ville principale de la région. Elle en a gardé un charme fou, une jolie architecture baroque, des ruelles étroites et colorées et... les restes d'un Marché aux Esclaves. Pas d'or, pas de minerais ici, la ressource principale du Pernambouc était la canne à sucre et les grands propriétaires terriens avaient besoin de main d'oeuvre. Bien qu'aboli en 1888, l'esclavage a persisté dans les faits jusque dans le premier quart du 20ème siècle.

Nous quittons ce soir le Pernambouc, l'océan et la moiteur equatoriale pour le "Minas Gerais", un état situé à l'interieur des terres. Direction le sud-ouest pour 2500 km en avion qui vont nous mener sur les terres natales de Tilden, l'ambassadeur du Bresil à Cuba.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
 

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