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Jeudi 2 février 2006

Devant les demandes réitérées des gourmands nous vous livrons la recette de la Feijoada. Si nous nous sommes régalés (voir cet article), vous vous régalerez vous aussi. Tous les ingrédients se rencontrent facilement dans les commerces de proximité. Seule la Farofa, cette farine de manioc cuisinée, vous donnera du fil à retordre, mais on la trouve dans certaines épiceries exotiques, magazins de diététiques et à tous les coups dans les épiceries sud-américaines. Alors bon appétit.

Ingrédients (pour 10 personnes) :
- 1 kg de haricots noirs
- 500 g de viande de boeuf séchée
- 500 g d'oreille de groin et de queue de porc
- 2 pieds de porc
- 500 g de saucisses de porc
- 2 saucisses fumées
- 500 g de côtes de porc ou de palette fumée
- 500 g de viande de porc salée
- 250 g de lard
- 1 kg de riz
- 500 g de "Farofa" (farine de manioc cuisinée)
- 4 gousses d'ail, 4 oignons
- 3 feuilles de laurier
- 1 piment rouge
- 20 feuilles de brocoli ou 2 laitues
- 10 oranges
- 3 citrons verts
- 3 tomates
- 1 bouquet de coriandre fraiche
- huile d'olive
- persil
- une botte de cebette ou 2 oignons frais
- Sel, beurre

Préparation :
- La veille faites tremper les haricots, viandes salées et séchées
- Changez l'eau des viandes salées et séchées plusieurs fois
- Degraissez et coupez les viandes en morceaux et faites-les bouillir
- Faites cuire les haricots pendant 1 h dans une grande quantité d'eau
- Ajoutez  les abats, le lard et la viande de porc
- Laissez cuire 45 mn
- Ajoutez les saucisses, laurier, ail et oignon hachés, et la coriandre
- Laissez cuire pendant 1 h

Accompagnement (photos):
- Lavez et roulez les feuilles de brocoli (ou laitue)
- Coupez-les en rondelles afin de confectionner des lamelles
- Dans une passoire, arrosez-les d'eau bouillante et égouttez

- Pelez les oranges à vif et coupez les en rondelles

- Préparez une vinaigrette avec le jus des citrons et l'huile d'olive
- Ajoutez-y les tomates et les oignons frais coupés en très petits dés
- Ajoutez le persil et de la coriandre hachés

- Servez avec le riz et la farofa
- Regalez-vous !!!

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Samedi 14 janvier 2006

Le plat national du Brésil est la Feijoada. Cette specialité, qui est presque inconnue en France est à mettre au même rang que la Choucroute, le Cassoulet ou le Couscous. Pendant notre passage à Belo Horizonte nous avons eu le plaisir d'être invité par Maria, la maman de Lélé et de Vladimir (et la première épouse de Tilden) qui nous a préparé ce véritable festin.

Maria Feijoadaassiette de feijoada
Maria : La cuisinière et notre hôte                      La Feijoada

A base de cochon et de haricots noirs, la Feijoada est un pur produit de l'histoire du Brésil, un mélange des cultures culinaires européennes, africaines et amerindiennes. Née chez les esclaves, ceux-ci n'avaient accès qu'aux bas morceaux du porc : oreilles, pieds, museaux. Aujourd'hui, bien sûr, le plat a été aggrémenté de morceaux plus nobles et de charcuterie. La feijoada est traditionnellement servie accompagnée de riz, de salade cuite, de farofa (farine de manioc torrefiée) et de fines tranches d'oranges, apportant un goût acidulé et aigre-doux.

Feijoada
en haut : riz - Farofa
au milieu : salade cuite - feijoada - oranges
en bas : feijoada pimentée - vinaigrette à base de coriandre, tomate et oignons

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 12 janvier 2006

Nous avons franchi les 500km qui séparent Belo Horizonte de Rio de Janeiro dans un bus de nuit. En 1er classe (´c'est ce que nous avons choisi) le confort est remarquable : siege inclinable a 180°, couverture et coussin fournis par la compagnie de transport, café... Moi j'ai dormi comme un bébé. Shanty un peu moins.

Rio de Janeiro est une ville gigantesque qui se reveille tres tot et se couche tres tard. L'insecurite est omnipresente et la vigilance de mise. Nous nous sommes debarrassés le plus vite possible de nos bagages afin de ne pas attirer l'attention sur nous. Puis, sortis de la Gare Routiere, nous nous sommes dirigés vers un grand type tout blanc, perché en haut d'une coline et qui semble vouloir nous gratifier d'un splendide plongeon dans l'océan. Purée, c'est vrai que la situation du Christ du Corcovado est incroyable : 700m d'altitude, face au Pain de Sucre, vue panoramique sur la baie de rio et l'ocean atlantique. Quant a la statue, les avis sont partagés, Shanty dit que Bof, moi j'adore.

CorcovadoPain de sucre vu du corcovadopanorama de rio vu du corcovado
3 vues du Corcovado : le Christ, le Pain de Sucre, la Baie et l'océan Atlantique

Nous avons ensuite passé l'apres-midi a la plage a Copacabana. Cette plage mythique est longue et large et... malgres tout surpeuplée. Selon la zone d'ailleur, la population change. Plutôt noire par ici, presque exclusivement blanche par la. Sur la promenade qui longe Copacabana, les Cariocas de tous ages se livrent au culte du corps. En revanche, on a pas vu la fille d'Ipanema... ou alors elle a beaucoup changé et maintenant elle a du poil aux jambes. Nous n'avons pas d'explication à ce sujet mais chez nombre de jeunes brésiliennes (oui les filles... les vrais, pas celles que vous pensez) le culte du corps a ses limites et celles-ci s'arretent juste avant d'arriver au rayon épilation.


Copacabana : la promenade et la plage

Notre deuxieme jour a Rio a été consacré à la visite du fameux Pain de Sucre. Là en revanche, Shanty a aaaaadooooooréééé. La vue sur la baie de Rio est sans doute plus belle de ce coté-ci. Un petit jardin tropical s'accroche au sommet et offre une promenade agreable.

telepheriquer du pain de sucre
Montée en telepherique du Pain de Sucre

L'apres-midi, nous nous sommes promenés dans le centre historique de Rio ou les édifices vieux et modernes cohabitent dans une harmonie assez surprenante.


Théatre municipal de Rio                  le Vieux-Rio

La cathedrale est à ce titre une splendeur de l'architecture contemporaine. A mi-chemin entre une tour de refroidissement d'une centrale nucléaire et d'un abri anti-atomique l'ensemble, bien que novateur, est particulièrement réussi.


Cathédrale de Rio

Ce soir Bus pour Sao Paolo (en 1er classe) et demain vol pour Cuba.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Mercredi 11 janvier 2006
Belo Horizonte est la capital du Minas Gerais, les Mines Générales en francais. Nous y avons été accueillis par un jeune couple Marcia et Vladimir (le fils de Tilden).


Marcia et Vladimir, entourant Shanty        Le marché couvert de Belo Horizonte

Cet état de l´interieur du Brésil a été au coeur du developpement du pays. Son age d'or correspond aux decouvertes de minerais nombreux ainsi que de pierre semi-precieuses. Belo Horizonte est une ville moderne sans grande attraction touristique. Cependant le Minas Gerais fourmille de villes historiques baties dans le style baroque de la fin du 17eme siecle.

La plus connue d'entre elles est Ouro Preto, Or Noir en francais (les bresiliens utilisent le mot preto pour designer la couleur noir des choses et negro pour designer la couleur de la peau). non, non, ici ce n'est ni le Koweit ni le Texas. Pas de Petrole dans le coin. La ville a ete nomee ainsi parceque l'or trouvé dans le region etait un aliage assez pauvre en or et de couleur noire. Ouro Preto se loge dans un paysage montagneux, ressemblant beaucoup aux pyrenees (mais avec des cocotiers et des manguiers), la couleur blanche de cette petite ville contraste avec le vert de la vegetation. De tous les cotes le clochers de la multitude des églises se découpent dans le ciel et les reliefs environnants. La ville est formidablement bien preservée. Ses rues pavées et pentues gardent toute leur authenticité. On a aucune peine a s'imaginer 250 ans plus tôt sillonant Ouro Preto.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Vendredi 6 janvier 2006

Recife est une grande ville bresilienne avec ses enchevetrements de quartiers, de fils electriques de buildings, de supermarchés et de Favelas. Le terme de "Favela" n'est pas trés utilisé par les brésiliens et concerne plutôt la ville de Rio de Janeiro. Ils preferent parler de "quartier pauvre". Et c'est vrai que beaucoup de ces quartiers disposent de l'eau, de l'electricité, plus rarement d'un réseau de collecte des eaux usées et se sont "urbanisés" avec la benediction des autorités locales.

Reste cette impression de desordre et de chaos, les habitation se sont baties au fur et à mesure, sans plan, sans cadastre et sans argent. De temps à autre cependant de vraies Favelas, des bidons-villes comme on les imagine, avec des cabanes faites de brics et de brocs, surgissent parfois à proximité immédiate du centre ville ou de quartiers assez riches.

Le Pernambouc, l'État où se trouve Recife, est trés reputé pour ses longues plages de sable fin, ses jolies vagues qui attirent les surfeurs du monde entier et... ses requins, attirés par ces mêmes surfeurs. Cependant, seule "Boa Viagem" (Bon Voyage en portugais mais n'y voyez aucune ironie), la plage principale de Recife, en plein centre ville, a vu des attaques se produire. Elle n'en est pas moins frequentée pour autant.

Olinda est située sur des collines escarpées dans la banlieu de Recife. Cette ville était, avant l'essort de Recife, la ville principale de la région. Elle en a gardé un charme fou, une jolie architecture baroque, des ruelles étroites et colorées et... les restes d'un Marché aux Esclaves. Pas d'or, pas de minerais ici, la ressource principale du Pernambouc était la canne à sucre et les grands propriétaires terriens avaient besoin de main d'oeuvre. Bien qu'aboli en 1888, l'esclavage a persisté dans les faits jusque dans le premier quart du 20ème siècle.

Nous quittons ce soir le Pernambouc, l'océan et la moiteur equatoriale pour le "Minas Gerais", un état situé à l'interieur des terres. Direction le sud-ouest pour 2500 km en avion qui vont nous mener sur les terres natales de Tilden, l'ambassadeur du Bresil à Cuba.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 5 janvier 2006

Miracle Shanty a mis la tête sous l'eau !!! Ernesto (le fils de Joao et Vera) et Marta (sa fiancée) nous ont emmené à Porto de Galinhas, la Saint-Tropez local. Il faut dire que la plage est gigantesque, magnifique et... ultra frequentée. A marée basse, le recif coralien est accessible à pied et laisse apparaitre des piscine naturelles d'eau de mer dans lesquels les poissons tropicaux restent prisonniers jusqu'à la prochaine marée haute. Devant l'attrait d'un tel spectacle, Shanty n'a pas resisté et a osé se lancer à l'aventure. Une grande première !

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Mercredi 4 janvier 2006

A Recife nous avons été reçus par Joao et Vera. Joao s'appelle en fait Giovanni mais vit depuis plus de 35 ans au Bresil. Il est marié avec Vera. Ils étaient tous les deux des compagnons de route des parents de Shanty et ont oeuvré dans les Favelas de Recife. Ils travaillent et s'impliquent très fortement dans l'écologie, le developpement durable, l'action sociale, la solidarité et l'anti-racisme. A l'occasion du nouvel an, ils ont loué une maison sur la plage Paraiso, dans le village de Suape, à une trentaine de kilometres de Recife. La maison était assez grande pour recevoir la dizaine d'amis de leur grande famille spirituelle. Au Bresil, la tradition veut que l'on passe la nouvelle année habillés de blanc. Alors à notre tour de vous souhaiter une Bonne Année !


Joao et Vera (avec Shanty)... la photo de droite vous savez

Vera a rendu un culte a Yemandja, la déesse de la mer, comparable dans la culture chrétienne à la vierge Marie. Au Brésil, de nombreuses personnes, qu'elles soient de culture noire ou pas, pratiquent à la fois le christianisme et les religions apportées par les esclaves noirs.

Suape est un village oú se cotoient les classes moyennes et les classes pauvres. La vie sociale est assez intense, chaque soir des animations plus ou moins improvisées se déroulent sur la place du village : un spectacle donné par les enfants, une "competition" de capoera...

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Jeudi 29 décembre 2005

Ca y est nous sommes arrivés au Bresil, à Sao Paulo exactement. Nous devions nous rendre immediatement à Recife, quelques 2500 km plus au nord mais là, manque de bol, pas un vol de disponible sur les trois compagnies qui assurent la destination avant le 29 decembre. Nous voila donc bloqués à Sao Paulo pour 3 jours. A nous de trouver quoi faire dans cette ville qui, dans notre programme, ne devait nous occuper que 24 heures.

Sao Paolo est la capitale economique du Bresil. Ville gigantesque, elle etale ses cités dortoires sur des dizaines de kilomètres. Dans un fatras de banlieues entrecoupées de Favelas, surgit un centre ville à l'americaine où les gratte-ciel se concurencent pour atteindre les rayons du soleil. Mais les palmiers et les groupes de musiciens de rue nous le rappelle : nous sommes au Brésil.  De nombreux batiments anciens et magnifiques restent preservés dans ce décor vertical. Sous ses aspects ultramodernes de la finance mondialisée, on croise des chiffoniers tirant des charettes à bras lourdement chargées. Sur l'Avenue Paulista, la misère cotoie les plus grandes fortunes du pays.

Ici, c'est l´été et le temps des fêtes de fin d'année ! Alors, sevrés de consumerisme depuis notre séjour cubain, nous nous jetons sur les boutiques et achetons les souliers locaux... les tongs. il y a le choix.

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
Lundi 7 novembre 2005

L'institut Latinobarometro a effectué un sondage dans l'ensemble de l'Amérique Latine dont le résultat est remarquable. Seuls 27% des habitants du continent sont satisfaits de l'économie de marché bien que 63% n'imaginent pas d'alternative. Ils pensent à 31% que les privatisations ont été bénéfiques (contre 45% en 1998).

Conséquence : le chef d'état le plus populaire n'est plus le président états-uniens, comme du temps de Clinton, mais Lula (le président du Brésil), suivi par Chavez (Venezuela), devant un couple au coude-à-coude pour la troisième place : Bush-Castro. Avoir refait de Castro et de Chavez des héros et du syndicaliste et altermondialiste Lula le nouveau leader du continent latino-américains, voilà le plus grand succès des néoconservateurs états-uniens.

A survey published by the Latinobarometro Institut indicates that only 27% of the south-americans are satisfied by the market economy and 31% think privatization are a good process (45% in 1998). Consequences : US president is not anymore the most popular president of the continent but Lula, the brazilian president, followed by Chavez (Venezuala) and the couple Bush-Castro. To restore Chavez and Castro as heroes and to rise the syndicalist Lula as the Leader of the continent, this is the best achievement of the american Neocons.

 

par Shanty et Thierry publié dans : Brésil
 

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